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Les dernières actualités du monde de la sécurité Internet !
Microsoft a publié à la mi-décembre un patch
corrigeant toutes les vulnérabilités des versions 5.5 (post SP2) et 6.0 de son navigateur Internet qui ont été
publiées depuis la diffusion de ce logiciel. A installer sans tarder!
Microsoft a publié un patch
corrigeant les bugs déjà solutionnés par le patch décrit dans le bulletin MS01-20 (cf. plus bas) ainsi que
deux vulnérabilités pouvant faire croire à un surfeur qu'il consulte un site de confiance alors que cela
n'est pas le cas. La première affecte la façon dont sont vérifiés les certificats. Si la consultation
d'une CRL est activée, IE ne vérifie plus la date d'expiration, la concordance entre l'adresse du site
et le nom indiqué dans le certificat ainsi que la validité de la CA ayant émis ce certificat. La seconde
permet à un pirate de faire s'afficher dans le navigateur une page différente de celle dont l'URL
apparaît dans la barre d'adresse.
Une fois n'est pas coutume, c'est au tour de Netscape d'être victime d'une faille dans le logiciel
SmartDownload, installable avec Communicator. Si cette faille (de type débordement de buffer) est
exploitée, elle permet d'exécuter du code à distance en utilisant une URL particulière.
Encore une faille dans IE 5.01 et 5.5. En envoyant un E-Mail ayant en attachement un fichier dont le
type MIME a été modifié par l'expéditeur, il est possible d'exécuter automatiquement le contenu de
cet attachement, sur le système du destinataire.
VeriSign a annoncé avoir généré par erreur deux certificats pour le
compte d'une personne s'étant fait passée pour un employé de Microsoft. Ces certificats, datés des 29 et 30
janvier derniers, peuvent être utilisés afin de signer des contrôles ActiveX, des macros ou toute forme
d'exécutable, en donnant l'impression à l'utilisateur qu'ils ont été développés par
Microsoft. Ceci est particulièrement grave car rappelons qu'une fois qu'un contrôle ActiveX a été autorisé
par l'utilisateur à s'exécuter sur sa machine, il a un accès total à toutes les ressources de cette machine.
Dans un bulletin
daté du 6 mars, Microsoft révèle la présence d'une nouvelle faille au sein de son navigateur, Internet
Explorer. En exploitant cette faille, un pirate pourrait exécuter les commandes de son choix en envoyant
un message HTML ou lors de la consultation d'une page pigée sur un site web. Il est en effet possible de
déterminer le nom que prend un document une fois stocké dans le cache. Ensuite, le pirate peut faire
ouvrir un document dans la Local Computer Zone (donc sans aucune restriction de sécurité), stocké dans
ce cache, lui permettant ainsi de lancer des commandes locales.
Une faille a été détectée dans Outlook (8, 2000) et Outlook Express (5.01/5.5). En envoyant une vcard
(carte de visite virtuelle), un individu malveillant aurait la possibilité de lancer les commandes
de son choix sur la machine de la victime. Un patch
est disponible.
Un philippin du nom de Leo de Velez aurait découvert un moyen de cracker le RSA, c'est-à-dire décrypter
un message chiffré à l'aide de l'algorithme, mais sans connaître la clé. Contacté, Ron Rivest (un des pères
de RSA) a estimé que l'attaque en question ne pourrait pas fonctionner en pratique (il serait plus rapide
de tenter de factoriser la clé publique).
Un vers spammeur (nommé Kalamar ou OnTheFly), se véhiculant via la messagerie électronique, a de nouveau frappé cette semaine. Il s'agit
d'un script VBS portant le nom AnnaKournikova.jpg.vbs qui, une fois exécuté, se diffuse aux adresses contenues
dans le carnet Outlook.
Le CERT (Computer Emergency Response Team) a publié en fin
d'année un document faisant le point sur la sécurité des contrôles ActiveX. Il présente dans une première
partie le fonctionnement de la technologie ActiveX en insistant sur les aspects liés à la sécurité.
Dans une seconde partie, on trouve un ensemble de suggestions relatives à l'utilisation de ces contrôles.
Microsoft vient de publier un patch corrigeant pas moins de quatre vulnérabilités au sein d'Internet
Explorer (cf. bulletin MS00-093).
Deux failles ont été détectées
au sein de Windows Media Player version 6.x et 7.x. La première consiste
en l'exploitation d'un débordement de buffer via l'ouverture d'un fichier de type .ASX (Active Stream Redirector)
autorisant l'exécution d'un code quelconque sur la machine de l'utilisateur. La seconde, qui n'affecte que
la version 7 de WMP, concerne les fichiers .WMS (Windows Media player Skins). Les skins permettent de
personnaliser l'interface du logiciel. Or, ces fichiers peuvent contenir des scripts ayant la capacité
d'exécuter des contrôles ActiveX sur la machine de l'utilisateur, lorsqu'ils sont ouverts par ce dernier.
Microsoft a annoncé cette semaine que la présence du cheval de Troie QAZ
(voir L'Internet sécurisé page 312) avait été détectée sur son réseau
interne. Ce programme, lorsqu'il est reçu par mail et exécuté, permet à un pirate de se connecter à
distance sur la machine de la victime, autorisant ainsi l'accès à des informations confidentielles disponibles
sur le réseau local auquel est connecté l'ordinateur contaminé.
Le pirate aurait réussi à se faire envoyer par mail non seulement des mots de passe utilisés en interne mais
également des parties du code source de logiciels de la suite Office et du système d'exploitation Windows (ce que
Microsoft a démenti)...
Aucun de ces sources n'auraient cependant été modifiés.
Dans un bulletin
daté du 25 octobre, Microsoft révèle la présence d'une nouvelle faille au sein de sa machine virtuelle Java.
Les builds des séries 2000 et 3000 (cf. JView) de cette machine virtuelle, livrées avec IE 4.x et IE 5.x sont vulnérables
à une attaque entraînant l'accès à n'importe quel fichier local, en lecture uniquement, à l'aide d'une
applet Java programmée à cet effet.
Microsoft a publié deux bulletins concernant des vulnérabilités affectant Internet Explorer. Le premier
(MS00-075)
révèle un bug dans les builds des séries 2000, 3100, 3200 et 3300 de la machine virtuelle
Java, livrée avec IE 4.x et 5.x. Ce bug permet à une applet Java, exécutée à partir d'un site web
malveillant, de lancer n'importe quel contrôle ActiveX installé sur le poste de l'utilisateur.
Dans un communiqué de presse en date du 2 octobre, le NIST a annoncé le nom du lauréat du concours
internationnal qu'il avait organisé en 1997 afin de trouver un sucesseur à l'obsolescent DES (Data Encryption
Standard).
Dans un bulletin
daté du 26 septembre, Microsoft révèle la présence d'une faille au sein de Windows Media Player
version 7 affectant les applications de messagerie Outlook et Outlook Express. En effet, lorsque le contrôle
ActiveX WMP 7 est encapsulé dans un message au format RTF et que ce message est visualisé à l'aide d'Outlook
(Express), ce dernier plante lors de la fermeture de la fenêtre de visualisation du message...
Le premier virus capable d'infecter un Palm Pilot a été découvert le 22 septembre dernier. Phage (c'est son
nom) se propage via les applications Palm. Dès qu'une telle application, infectée par le virus, est
exécutée, le virus copie son code dans tous les autres programmes stockés en mémoire, les rendant ainsi
inutilisables.
Ce virus est considéré comme étant bénin puisqu'il ne s'attaque pas aux fichiers de données. Mais a priori rien
n'empêcherait une variante d'être nettement plus nuisible...
Comme annoncé en Juillet, Microsoft vient de publier la version béta d'un correctif d'IE permettant
d'obtenir une plus grande sécurité vis à vis des cookies.
Georgi Guninski a découvert une faille dans Internet Explorer 5.5 permettant de lire à distance des fichiers
locaux, d'obtenir le contenu de cookies, etc. Cette faille peut être exploitée à l'aide du contrôle
WebBrowser et d'un script Javascript, tel que celui proposé par Georgi Guninski sur son site web.
Dans un bulletin publié fin août, le CERT (Computer Emergency Response Team)
rapporte l'existence d'un bug dans les versions 5.5.x à 6.5.3 de PGP ayant pour conséquence de permettre
à un hacker de modifier un certificat en y ajoutant une clé ADK (Additonal Decryption Key) qui, lorsqu'une
personne l'utilise afin de chiffrer des informations, autorise le hacker à prendre connaissance de
ces informations. Les clés ADK permettent normalement à un tiers autorisé de déchiffrer des informations chiffrées
à l'intention d'une autre personne (un salarié d'une entreprise par exemple).
En pratique, PGP ne vérifie pas que la clé ADK a été ajoutée sans être signée, comme l'est la clé primaire
du destinataire, si bien qu'il est possible d'en générer une dont on possède la clé privée correspondante
et de l'ajouter au certificat de la victime.
Certaines versions de la JVM (Java Virtual Machine), intégrées aux systèmes d'exploitation Microsoft (9x et NT)
renferment une vulnérabilité qui, si elle est exploitée via une applet proposée sur le site web d'un
individu malveillant, permet à l'attaquant de se faire passer pour sa victime, et d'accéder ainsi à
des sites web (notamment intranets) normalement injoignable de l'Internet.
Dans un bulletin récent ("Scriptlet Rendering Vulnerability"),
Microsoft révèle deux nouvelles vulnérabilités dans son logiciel de navigation web, Internet Explorer (4.x et 5.x),
qui, si elles sont exploitées, permettent d'accéder en lecture à des fichiers stockés sur le disque de
l'utilisateur. Cette attaque ne peut cependant être réalisée qu'à condition, d'une part, que les chemins
d'accès aux fichiers cibles soient connus de l'attaquant et d'autre part que le contenu de ces mêmes fichiers
soit visualisable via la fenêtre du navigateur (ex.: .txt, .doc, etc.).
Dan Brumleve a découvert de nouvelles fonctionnalités dans les classes distribuées avec le navigateur
Netscape Communicator permettant de créer un serveur de fichiers accessible à distance. Pour prouver
ses dires, il a écrit un programme nommé Brown Orifice HTTPD qui permet de transformer Communicator
en un serveur de fichiers (ouvert sur le port 8080) ou en proxy HTTP et FTP. De plus, les fichiers
rendus accessibles par ce programme sont automatiquement indexés dans une base consultable sur le web de
l'auteur.
Microsoft a publié, en l'espace de quelques jours, trois bulletins de sécurité concernant des vulnérabilités
(voir L'Internet sécurisé chapitre 10) affectant les logiciels de
messagerie Outlook (97, 98 et 2000) et Outlook Express (4.0 à 5.01).
A peine quelques jours après la sortie de la version 5.5 d'Internet Explorer, Microsoft vient de publier
un communiqué de presse dans lequel il annonce qu'une mise à jour d'IE 5.5, ajoutant des fonctionnalités
de gestion des cookies (voir L'Internet sécurisé chapitre 9),
sera disponible d'ici la fin du mois d'août à tous les internautes préoccupés par le respect de leur vie
privée sur le Web.
Le LASEC (Laboratoire de Sécurité et de Cryptographie) de
l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) vient
de révéler que les algorithmes de chiffrement par blocs fonctionnant en mode CBC (Cipher Block Chaining),
c'est-à-dire où un bloc de texte en clair est combiné, à chaque ronde, au bloc de texte chiffré à la précédente,
sont vulnérables à l'attaque des anniversaires. Cette attaque repose sur le paradoxe des anniversaires
selon lequel il suffit de réunir 23 personnes dans une pièce pour qu'il y ait une chance sur deux que deux
d'entre elles soient nées un même jour.
Suite aux ravages du virus I Love You, Microsoft a publié un patch pour Outlook 2000 et 98 permettant
de réduire les possibilités de propagation et de contamination par un virus de type ver comme Melissa,
Love Letter ou Stages. Une fois appliqué, ce correctif interdit l'accès à tout attachement contenant
du code exécutable ou ayant la possibilité de changer les paramètres du système (.EXE, .COM, .VBS, etc.),
l'administrateur ayant la possibilité de définir une liste de fichiers "sensibles" (.ZIP, etc.) que les
utilisateurs doivent impérativement enregistrer sur un disque avant de pouvoir les ouvrir. Par ailleurs,
le patch empêche l'accès au carnet d'adresses Outlook sans confirmation de l'utilisateur, ce qui limite le
risque de diffusion d'un virus se propageant de cette façon. Enfin, c'est la zone Internet Explorer "sites
sensibles" (voir L'Internet sécurisé p. 392) qui est positionnée à la place de la zone "Internet",
configurée par défaut. Ceci interdit l'exécution automatique de scripts actifs.
La société InterMute, éditrice du logiciel du même nom (voir L'Internet sécurisé p. 232),
a annoncé le 22 mai dernier la disponibilité d'AdSubtract Pro. Ce programme a pour but de protéger
les surfeurs contre les cookies, scripts malveillants, bannières, fenêtres pop-up, etc. Il reprend
les fonctionnalités d'InterMute tout en ajoutant un gestionnaire de cookies performant et la possibilité
d'associer des sons à chaque événement (cookie, publicité, etc.). |
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